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SOUDAN
ICG exhorte à des négociations globales pour mettre fin aux conflits
Jim Lobe

WASHINGTON , 18 fév (IPS) - Alors que les violences et les urgences humanitaires continuent dans les Etats du Darfour, du Sud-Kordofan et du Nil Bleu, 'International Crisis Group' (ICG) a appelé, le 14 février, à une solution globale aux nombreux conflits régionaux au Soudan.

Dans le premier d'une série de rapports sur le sujet, ce groupe de réflexion basé à Bruxelles a exhorté le Parti du congrès national (NCP), longtemps au pouvoir, à s'asseoir à la fois avec son opposition armée et non armée, ainsi qu’avec les groupes de la société civile, pour forger une transition vers un nouveau système de gouvernance conçu pour résoudre les conflits entre le gouvernement central à Khartoum et ses régions agitées.

Il a également exhorté la communauté internationale, notamment le Conseil de sécurité des Nations Unies, l'Union africaine et la Ligue arabe, à se joindre à la demande d'une solution unique et globale aux multiples conflits au Soudan de peur que le pays ne se fragmente davantage 18 mois après que le Soudan du Sud a obtenu son indépendance.

"A moins que le gouvernement et la communauté internationale s'engagent à la fois avec l'opposition armée et non armée et parviennent à une solution globale aux problèmes chroniques du Soudan, les conflits se poursuivront et se multiplieront, menaçant la stabilité de tout le pays", estime E.J. Hogendoorn, directeur adjoint du programme Afrique de ICG.

Le nouveau rapport de 55 pages, qui se focalise essentiellement sur la guerre entre le gouvernement et le Mouvement de libération du peuple soudanais-Nord (SPLM-N) au Sud-Kordofan, vient pendant que les organisations humanitaires signalent des crises humanitaires croissantes au nord du Darfour, ainsi que dans les Etats limitrophes du Soudan du Sud.

Oxfam a averti, le 14 février, que des dizaines de milliers de personnes déjà déplacées ont fui des affrontements entre tribus dans plusieurs parties d'une région productrice d'or au Darfour du Nord et n’ont pas maintenant accès à l'eau potable ainsi qu’à un abri et un assainissement appropriés.

Il a indiqué qu’au moins 90.000 personnes ont été déplacées dans la région de Jebel Amir au cours de janvier - plus que le nombre de personnes qui ont été déplacées au Darfour durant toute l'année 2012. Oxfam a demandé au gouvernement d’ouvrir une voie clé dans la région et d’accorder aux organisations humanitaires un accès total.

"Ce conflit au Darfour dure maintenant 10 ans, et nous avons besoin de voir un effort renouvelé d’amener la stabilité et la paix dans cette région dévastée", a déclaré El Fateh Osman, directeur national d'Oxfam au Soudan. "Nous avons du mal à répondre aux besoins déjà existants alors même que davantage de personnes sont poussées dans la crise".

La déclaration d'Oxfam a suivi un appel lancé le 8 février par le département d'Etat américain au gouvernement soudanais du président Omar Al-Bashir de stopper les bombardements aériens dans la région et de "désarmer d’urgence les milices" là-bas.

Certaines des milices tribales arabes participant aux combats actuels dans la région étaient alliées au gouvernement il y a 10 ans dans le cadre d'une campagne anti-insurrectionnelle de terre brûlée qui avait entraîné la mort de 300.000 personnes, dont la plupart originaires de communautés d'agriculteurs africains noirs.

Mais la crise économique actuelle que connaît le gouvernement, résultant de la perte des recettes pétrolières, qui a suivi l'indépendance du Soudan du Sud, a affaibli l'influence de Khartoum sur les milices, dont certaines se sont depuis tournées vers leur ancien allié et sponsor non seulement au Darfour, mais aussi dans d'autres régions, notamment les Etats du Sud-Kordofan et du Nil Bleu où le gouvernement Bashir a utilisé des milices tribales pour combattre les mouvements rebelles.

Au cours des 18 mois, plus de 200.000 personnes ont fui vers le Soudan du Sud ou l’Ethiopie à partir de ces deux Etats, tandis qu'un demi-million d’autres ou plus ont été déplacées à l'intérieur dans des zones contrôlées soit par le gouvernement ou le SPLM-N, un groupe rebelle ayant des liens étroits avec le gouvernement du Soudan du Sud.

Dans son dernier rapport, ICG a affirmé que le conflit au Sud-Kordofan, en particulier, a atteint l'état de "l'impasse stratégique", exigeant un "bilan épouvantable" sur la population civile.

Le SPLM-N, selon le rapport, compte jusqu’à 30.000 combattants et un important stock d'armes, comparés aux 40.000 à 70.000 soldats gouvernementaux. Alors que les rebelles sont profondément implantés dans les monts Nouba, le gouvernement contrôle une grande partie des plaines où se cultivent la plupart des vivres de la région.

"Les forces gouvernementales ont eu recours à leur modèle courant de frappes sur les communautés soupçonnées de soutenir les rebelles, afin d'empêcher le SPLM-N de vivre aux crochets de la population civile environnante. Incapables de pratiquer l’agriculture, et avec le gouvernement empêchant l'accès humanitaire aux zones contrôlées par l'insurrection, beaucoup de civils ont été forcés de fuir", indique le rapport.

*Le blog de Jim Lobe sur la politique étrangère des Etats-Unis peut être consulté sur le site Internet http://www.lobelog.com. (FIN/2013)

 

 

 

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