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BRICS
Le groupe cherche un nouveau dialogue avec l'Afrique
John Fraser

JOHANNESBURG, 9 jan (IPS) - L'Afrique du Sud envisage de renforcer les liens entre l'Afrique et ses partenaires de l'alliance Brésil, Russie, Inde et Chine (BRICS) lors d’un sommet décisif, prévu dans ce pays en mars, a déclaré à IPS, Xavier Carim, directeur général adjoint au ministère du Commerce et de l'Industrie.

"Le thème du sommet s’intitule le BRICS et l’Afrique - un partenariat pour le développement, l'intégration et l'industrialisation", a expliqué Carim au sujet de la réunion qui se tiendra à Durban, en Afrique du Sud.

"Nous voulons aligner nos intérêts pour soutenir le programme d’intégration en Afrique, et pas seulement pour se concentrer sur l'accès aux ressources".

Il y a eu des insinuations selon lesquelles l’Afrique du Sud étant le plus petit des pays du BRICS en termes de population et de PIB, elle ne peut donc mériter une place dans ce club des principales nations en développement.

Cependant, une réponse à cette critique est que l'Afrique du Sud peut offrir à ses partenaires du BRICS un meilleur accès au continent africain riche en minéraux et joue par conséquent non seulement un rôle national, mais aussi un rôle régional, dans le BRICS.

Les chefs de gouvernement qui participeront au sommet du BRICS seront invités à une réunion juste après l'événement majeur avec le comité directeur du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD).

"Ce sera au niveau présidentiel et permettra de relier le BRICS avec l'Afrique" a expliqué Carim. "C'est important. Cela signifie, en particulier, que l'Afrique du Sud facilite un dialogue commercial entre l'Afrique et la Chine".

John Maré, consultant pour des affaires internationales, basé à Pretoria, a salué le projet de renforcement des relations entre l'Afrique et le regroupement BRICS au sommet de Durban.

"Il est important que les accords commerciaux assurent qu’il n’y a pas d’exploitation de l'Afrique par les Chinois", a-t-il déclaré à IPS.

Il a souligné l'importance de la Chine pour l'Afrique en particulier, estimant que le géant asiatique est le membre principal du regroupement originel BRIC du point de vue de l’Afrique.

"Le regroupement BRIC a invité l'Afrique du Sud à les rejoindre, faisant de cela le BRICS, puisque nous sommes perçus comme le passage le plus approprié vers l'Afrique", a-t-il indiqué.

"Si cet accent est mis sur l'Afrique au sommet de Durban, cela signifiera que l'Afrique du Sud joue le rôle que chacun a estimé que nous jouerions lorsque nous étions invités à rejoindre le regroupement".

Maré a estimé que le BRICS devrait chercher un nouveau dialogue avec l'Afrique à l’instar de celui qui existe entre le continent et l'Union européenne (EU).

"L'UE a un dialogue spécifique avec l'Afrique, par le biais du secrétariat de l’Union africaine", a-t-il noté.

"Cette relation entre le NEPAD et le BRICS pourrait en être un reflet de cela - et permettrait au BRICS d’avoir avec l'Afrique une relation que même les Etats-Unis et le Japon n'ont pas eue. Je suis sûr que cette réunion de Durban sera la première d'un dialogue régulier".

Ian Cruickshanks, analyste indépendant basé à Johannesburg a également salué la perspective de l'Afrique du Sud à faciliter un lien plus étroit entre l'Afrique et le BRICS.

"Je me réjouis de toute extension de l’influence sud-africaine sur l’économie mondiale et sur les regroupements politiques", a-t-il dit à IPS.

"Le BRICS est perçu comme un nouveau groupe dynamique avec un poids politique et économique accru, un accès au capital, capable d’influencer de nouveaux investissements fixes en Afrique - qui est la dernière frontière dans l'énergie exploitable et les réserves de matières premières industrielles".

Cruickshanks a noté que l'Afrique contribue actuellement seulement pour près de trois pour cent au PIB mondial, avec environ un pour cent de l'Afrique du Sud.

"Mais l'Afrique a le potentiel d'avancer plus rapidement que le monde développé, à condition qu’il y ait un meilleur accès au capital, ceci pourrait être drainé à travers les puissances industrielles du BRICS", a-t-il prédit.

Il a souligné que les ressources sud-africaines sont déjà suffisamment exploitées, mais se demande si l'huile de schiste pourrait fournir de nouvelles réserves d'énergie, avec la possibilité que ces réserves soient développées à travers des partenariats avec les partenaires du BRICS, avec une possible exportation vers le reste de l'Afrique.

"Le secteur financier avancé de l'Afrique du Sud pourrait offrir la base d'un passage vers l’Afrique pour le BRICS, apportant un important coup de pousse économique, et contribuant au financement de 900 milliards de rands que le président Jacob Zuma a promis pour les projets de développement des infrastructures".

Dans un autre développement, Carim a indiqué qu'il y avait du travail en cours pour essayer d’anticiper et de désamorcer les frictions commerciales au sein du BRICS.

"Ces choses-là arrivent, et sont inévitables quand on voit comment se développe notre commerce", a-t-il expliqué.

Il a donné des exemples d’applications pour les droits anti-dumping sud-africains contre les importations de poulets en provenance du Brésil et contre les importations de papier venant de Chine.

"Plus vous faites des échanges, plus il y a de frictions - c'est normal dans la relation".

Il a toutefois affirmé qu’en traitant avec les partenaires du BRICS, "nous cherchons des moyens d’atténuer ces problèmes, avant qu'ils ne surviennent".

Carim a insisté sur le fait que des entreprises qui croient qu'elles sont victimes de marchandises sous-évaluées - marchandises vendues sur un marché étranger à un prix inférieur au prix local, et qui créent des problèmes aux concurrents étrangers - doivent demander à leurs gouvernements de prendre des mesures de protections.

Il a indiqué que des moyens doivent également être explorés pour obtenir un meilleur équilibre dans les échanges avec les partenaires BRICS de l'Afrique du Sud.

"Quand les importations montent en Afrique du Sud, il y a un impact sur nos industries nationales", a-t-il soutenu.

"Il doit y avoir un moyen d’atténuer les pressions, de trouver des débouchés pour nos exportations et de trouver des moyens de soutenir nos exportations – comme le vin vers le Brésil".

Toutefois, Carim a estimé que les conditions ne sont pas encore remplies pour une Zone de libre échange parmi les pays du BRICS. (FIN/2013)

 

 

 

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