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CARAIBES
La région fait face à la furie croissante des tempêtes
Patricia Grogg

LA HAVANE, 5 nov (IPS) - Comme les Caraïbes ont atteint la fin du mois d’octobre - le deuxième et dernier mois de la saison des ouragans de l'Atlantique – la tempête Sandy a causé d’importantes pertes matérielles et coûté la vie à 44 personnes en Haïti, 11 à Cuba, deux en République dominicaine, une en Jamaïque et une dans les Bahamas.

Dans la nuit du 29 octobre, Sandy s’est intensifiée et devrait toucher New Jersey comme l'une des plus grandes tempêtes jamais enregistrées.

Après avoir fouetté la Jamaïque, où elle a causé des inondations et amené plus de 1.000 personnes à chercher refuge, elle a atteint Cuba le 25 octobre en tant que tempête de catégorie 2 avec des vents maximaux soutenus de 170 kilomètres par heure.

Bien que le système de prévention et d’atténuation des catastrophes du pays soit entré en action, Sandy a été plus forte et plus meurtrière lorsqu’elle a touché la ville de Santiago de Cuba, à 850 km à l'est de La Havane, où plusieurs générations ont connu la force destructrice d'un ouragan pour la première fois.

"Elle est arrivée directement dans la ville", a déclaré à IPS par téléphone, un habitant de 70 ans de Santiago. "Nous n'avions jamais vu une telle catastrophe. Les gens sont vraiment tristes".

Il a fait savoir que la destruction causée par Sandy à Santiago de Cuba et dans d'autres villes de la province était pire que celle provoquée par Flora, une tempête qui s'est attardée sur l'est de Cuba pendant quatre jours en 1963, apportant de fortes pluies et de graves inondations qui ont fait 1.750 morts.

"Nous ne savons pas encore combien de choses ont été détruites par les vents", a affirmé un habitant du coin, qui a préféré ne pas être identifié. Le samedi 27 octobre, les autorités de Santiago de Cuba ont estimé les dégâts à plus de 2,1 milliards de pesos cubains (quelque 88 millions de dollars), bien que les pertes dans la construction, le tourisme et l'industrie sucrière n'aient pas encore été évaluées.

Au cours du week-end, les gens faisaient encore le deuil des neuf personnes tuées dans la ville, principalement dans les effondrements de bâtiments, et évaluaient les dommages causés aux maisons ainsi qu’aux écoles et autres bâtiments publics. Mais beaucoup étaient dans les rues en train d’aider ceux qui étaient chargés de dégager les gravats et les arbres tombés.

Les gens du coin qui ont parlé à IPS par téléphone n’ont pas caché leur préoccupation au sujet d'éventuelles pénuries de vivres, et étaient également inquiets par rapport au temps qu’il faudrait pour rétablir l'électricité, dont l'interruption a également laissé les domiciles sans eau.

"Dans la boutique, ils nous laissent emporter à la maison un peu de vivres (subventionnés, rationnés) de novembre, mais j'ai pu seulement acheter du riz et du café", a déclaré une femme.

Holguin et Guantanamo, d'autres villes à l'extrême est du Cuba, ont été durement touchées aussi, tandis que des pluies intenses et des inondations ont également affecté la partie centrale du pays, coupant certaines routes.

Les six portes de déversement sur le barrage du fleuve Zaza, le plus grand du pays, ont dû être laissées ouvertes pour libérer l'eau.

Après la tragédie causée par l'ouragan Flora, le gouvernement cubain a décidé de préserver avant tout les vies humaines, et a créé un système de prévention et de préparation aux catastrophes qui est maintenant reconnu d’avoir réduit au minimum les décès et atténué l'impact des ouragans et autres catastrophes naturelles.

Cette stratégie a fait de Cuba le pays ayant le plus faible taux de mortalité dû aux ouragans dans les Caraïbes.

Néanmoins, l'ouragan Dennis a tué 16 personnes en 2005, et Ike a fait sept morts en 2008.

Sandy est la première tempête tropicale à frapper ce pays depuis que Gustav, Ike et Paloma ont causé quelque 10 milliards de dollars de pertes économiques au cours de la saison des ouragans de 2008.

Dans un article mis à la disposition de IPS, José Rubiera, un météorologue, reconnaît que l’actuelle saison des ouragans est différente de celles des autres années, parce qu'il y a eu plus du double du nombre normal de tempêtes tropicales, ainsi que quelques ouragans très intenses.

"Un effet supplémentaire peut être un facteur dans une telle activité inhabituelle et, même s'il ne peut pas être prouvé, il est logique de supposer que le réchauffement climatique qui se produit à travers la planète pourrait avoir une influence", explique Rubiera, directeur du Centre des prévisions de l’Institut de météorologie de Cuba.

Il écrit en outre qu'il est difficile de trouver des réponses par rapport au comportement des tempêtes tropicales dans un contexte de changements climatiques, en raison de l'ampleur des orages et du niveau encore faible de résolution des systèmes de modélisation des changements climatiques. (FIN/2012)

 

 

 

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