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AFRIQUE
Les entrepreneurs et les femmes: des clés pour la croissance
Sabine Clappaert

DEAUVILLE, France, 29 oct (IPS) - Le krach financier international de la fin des années 2000 a créé plus qu'une récession économique mondiale: elle a accentué des doutes populaires au sujet des paradigmes sur lesquels nos économies sont bâties et a provoqué un regard plus attentif sur deux moteurs essentiels de croissance économique: les femmes et l'entrepreneuriat.

Lors du Forum sur les femmes récemment organisé en France au début de ce mois, le point central de l'ordre du jour était de savoir comment promouvoir un développement économique et social durable dans la deuxième région à croissance plus rapide au monde: l'Afrique.

Une récente recherche de 'McKinsey Global Institute' (MGI) montre que les ressources naturelles représentent environ un tiers de la croissance de l’Afrique. Le reste est le résultat de changements structurels internes qui ont stimulé les économies nationales: les télécommunications, les systèmes bancaires et la vente au détail sont en plein essor et la construction augmente fortement.

Les échanges commerciaux entre l'Afrique et le reste du monde se sont accrus de 200 pour cent depuis 2000 et le continent gagne aussi un accès accru aux capitaux internationaux, avec le flux annuel des investissements directs étrangers (IDE) en Afrique passant de neuf milliards de dollars en 2000 à 62 milliards de dollars en 2008.

Avec une population qui est appelée à plus que doubler de un à deux milliards d’habitants d'ici à 2050, le potentiel de l’Afrique est énorme - si elle peut créer des conditions pour un développement durable dirigé par les femmes en ouvrant l'économie formelle aux femmes entrepreneurs.

Tourner le projecteur sur le capital humain et l’innovation

Les membres de la délégation africaine forte de 40 personnes ayant participé à la réunion sont d’accord sur une chose: l'Afrique doit apprendre à mieux tirer parti de son potentiel humain pour accroître le type de développement économique qui profite à une partie plus large de la société.

En particulier, les attitudes envers l'entrepreneuriat doivent subir un changement radical.

"Beaucoup d'Africains aujourd'hui aspirent encore à devenir médecins ou avocats, mais entrepreneurs s’ils ne peuvent pas trouver un emploi. Il doit y avoir un changement rapide de cette mentalité. Les jeunes ne savent pas ce que signifie devenir entrepreneur. Nous devons montrer que c'est une réelle option", a déclaré Anne Amuzu, une femme d'affaires venue du Ghana.

Des modèles de rôle inspirants d’entrepreneurs africains qui ont réussi sont importants.

Des femmes comme Bethlehem Tilahun - fondatrice de 'SoleRebels', l'une des marques de chaussures les plus connues d’Afrique - qui a été citée parmi les '100 premières femmes à observer en 2012' par le magazine Forbes, sont des exemples de l'impact que les femmes peuvent avoir dans le paysage mondial.

Les femmes africaines représentent également une vaste réserve de potentiel qui pourrait conduire une large croissance durable en Afrique.

Environ deux-tiers des femmes africaines participent à force active et, selon la Banque mondiale, le taux de l'entrepreneuriat féminin est plus élevé en Afrique que dans toute autre région du monde.

Beaucoup de ces femmes sont des entrepreneurs actifs dans des économies informelles de leurs pays.

Le message selon lequel les femmes peuvent faire une réelle différence dans l'avenir du continent a fait son chemin au-delà des rives d’Afrique.

"Les femmes dans le secteur privé représentent une puissante source de croissance économique et d’opportunité", a indiqué Marcelo Giugale, le directeur de la réduction de la pauvreté et la gestion économique à la Banque mondiale pour l'Afrique.

La Commission européenne a également reconnu que les femmes sont de puissants moteurs de développement durable.

Dans le cadre de la réalisation de ses engagements pour les Objectifs du millénaire pour le développement, l'Union européenne a soutenu l'inscription de quelque 85.000 élèves filles dans l'enseignement secondaire, dans 10 pays d'Afrique subsaharienne au cours des cinq dernières années.

"(Encourager) les femmes entrepreneurs peut alimenter la croissance. Mais cela dépendra du fait d’avoir une formation appropriée et des opportunités pour les jeunes. L'éducation peut aider à y parvenir, mais nous avons aussi besoin d'inspirer avec des modèles de rôle", a déclaré aux participants, lors de la conférence, Nigest Haile, du Centre pour l’autonomisation des femmes africaines.

Un meilleur accès aux marchés financiers peut aider à amener plus de femmes entrepreneurs dans le secteur formel et leur permettre de développer leurs affaires.

La formation et d'autres formes d'éducation avec un accent sur l'amélioration des compétences dans les affaires et les finances aideront également à stimuler la croissance.

Bon nombre de dirigeants croient fermement qu’une formation en entreprenariat devrait commencer dans les écoles si les jeunes doivent acquérir des compétences financières et envisager sérieusement de créer leurs propres entreprises comme une option viable pour bâtir un avenir solide.

Un récent rapport de 'Ernst & Young' estime qu’une formation spécialisée améliore considérablement la perception qu'ont les élèves d'une carrière d'entrepreneur.

Le regain de la récente croissance de l'Afrique a déjà rendu la vie plus enrichissante pour beaucoup de ses habitants. Les opportunités d'affaires abondent et les gouvernements font preuve d'une volonté croissante de sortir de leur chemin.

Selon le classement annuel de la Banque mondiale des pratiques commerciales, 36 gouvernements africains sur 46 ont rendu les choses plus faciles pour les affaires dans la dernière année. (FIN/2012)

 

 

 

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