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DEVELOPPEMENT
Le visage de la sécurité alimentaire est féminin
Busani Bafana

DES MOINES, Iowa, Etats-Unis , 24 oct (IPS) - Dans un appui majeur pour l'investissement dans les femmes - la grande partie des producteurs d’aliments le monde en développement – le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a déclaré que la sécurité alimentaire ne peut être atteinte sans les femmes.

Il a ajouté que les personnes souffrant de la faim dans le monde ont également besoin que les dirigeants priorisent des actions.

"Les filles et les femmes constituent la meilleure chance de la société pour vaincre la faim", a affirmé Ban à une réunion de dirigeants, chercheurs, agriculteurs et responsables politiques du monde lors de la présentation du Prix mondial 2012 pour l’alimentation.

Les dirigeants du monde, qui se sont réunis dans l'Etat américain de l'Iowa, dans le Midwest, pour discuter des stratégies visant à accroître la production alimentaire à travers le monde, ont indiqué que la situation de la sécurité alimentaire, particulièrement difficile en Afrique, nécessitera une mobilisation des meilleurs esprits scientifiques du continent, y compris ceux des femmes africaines.

"Stopper la faim dans notre vie appelle à exploiter la créativité des scientifiques et des chercheurs... stopper la faim appelle également à une meilleure gouvernance globale... stopper la faim à travers le monde peut être fait et c'est la bonne chose à faire", a déclaré Ban à la cérémonie de cette année du Prix mondial 2012 pour l’alimentation.

Il s’agit d’un prix international reconnaissant les réalisations des personnes qui ont fait avancer le développement humain en améliorant la qualité, la quantité ou la disponibilité des aliments dans le monde.

Appelant à une coopération mondiale dans la fourniture d’un leadership dans la sécurité alimentaire à un moment où près d'un milliard de personnes se couchent le ventre vide selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Ban pourrait être en train de parler des Femmes africaines dans la recherche et le développement agricoles (AWARD).

Il y a une semaine, AWARD, glorifié pour avoir travaillé à l’augmentation du nombre de chercheuses et de scientifiques dans l’agriculture, a reçu près de 20 millions de dollars de nouveau financement conjoint de la Fondation Bill&Melinda Gates et de l'Agence américaine pour le développement international.

Cet appui annoncé lors du Dialogue Borlaug tenu du 17 au 19 octobre à Des Moines, dans l'Iowa, permettra à AWARD de lancer une seconde phase de cinq ans pour équiper plus de femmes scientifiques agricoles dans 11 pays d’Afrique subsaharienne, en plus des centaines de chercheuses déjà servies depuis 2008.

Seulement un chercheur agricole sur quatre en Afrique est une femme, selon l'étude de référence 2008 de AWARD. Mais cela devient pire: une seule sur sept occupe un poste de leadership dans les institutions africaines de recherche en agriculture. La fondatrice d’AWARD, Vicki Wilde, a dit que cela a laissé les femmes mal servies dans la chaîne de valeur agricole et par conséquent dans une position affaiblie dans la lutte contre la faim.

"Ce n'est pas étonnant qu’il ait été difficile de parvenir à la sécurité alimentaire en Afrique", a déclaré Wilde à IPS.

"Une partie de la raison pour laquelle la situation est si difficile est que bien que la participation de la main-d’œuvre féminine dans l'agriculture, la plus élevée au monde, soit en Afrique, moins d'un chercheur agricole sur quatre sont des femmes, et cela nous a laissées mal servies sur toute la chaîne de valeur agricole".

Wilde a indiqué que les femmes ne sont pas à la table de prise de décisions sur les priorités alimentaires. Elle a ajouté que bien que le fait de les impliquer ne soit pas la réponse à tous les problèmes, cela assurerait un meilleur progrès plus rapide, et les petits agriculteurs - dont la majorité sont des femmes en Afrique - seraient mieux servis par l’accroissement de la production alimentaire et l'amélioration des moyens de subsistance.

"En Afrique, nous avons besoin d'une nouvelle génération de dirigeants qui soient novateurs, visionnaires, entrepreneurs, bien qualifiés et sensibles au genre, et ils doivent répondre aux besoins prioritaires des petits fermiers, dont la plupart sont des femmes", a-t-elle souligné.

AWARD, félicité par de grandes organisations au Dialogue Borlaug, est un programme compétitif qui a reçu cette année 3.000 demandes venant de femmes scientifiques africaines pour 320 bourses disponibles. Wilde a dit que son organisation a cherché à élargir la pépinière des talents de personnes chargée de mettre en œuvre des politiques efficaces de sécurité alimentaire.

AWARD est un programme de développement de carrière qui renforce les aptitudes de recherche et de leadership des femmes africaines dans les sciences agricoles, renforçant leur capacité à contribuer plus efficacement à la réduction de la pauvreté et à la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne.

Il offre des bourses de deux ans axées sur les partenariats de mentorat, les compétences scientifiques et le développement du leadership. Des femmes africaines travaillant dans la recherche agricole pour le développement venues d'Ethiopie, du Ghana, du Kenya, du Libéria, du Malawi, du Mozambique, du Nigeria, du Rwanda, de Tanzanie, d'Ouganda et de Zambie, et qui ont obtenu une licence, une maîtrise ou un doctorat dans des disciplines sélectionnées, peuvent en bénéficier.

Mary Njenga, une bénéficiaire d’AWARD originaire du Kenya, est l’une des femmes, avec ses vues rivées sur l'évolution des politiques et des mentalités concernant le rôle des femmes dans la sécurité alimentaire.

Njenga, une spécialiste de l'environnement qui lie l'agriculture aux questions de l'environnement et de l'énergie, a mis l'accent sur l'amélioration de la gestion des ressources naturelles pour atténuer les changements climatiques.

Elle a fait cela en amenant des technologies telles que de simples briquettes combustibles respectueuses de l'environnement, fabriquées à partir de poudre de charbon, de sciure et d'autres sous-produits organiques pour des groupes communautaires pauvres.

"Je peux travailler avec des femmes et parvenir à de bonnes technologies, mais si je n'ai pas de voix auprès des décideurs politiques, mes technologies resteront dans les livres et ne seront pas adoptées", a déclaré Njenga à IPS. (FIN/2012)

 

 

 

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