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Q&R
Le Soudan et le Soudan du Sud résoudront les problèmes de pétrole
Saaleha Bamjee s’entretient avec DR ALI YOUSIF AHMED ALSHARIF, ambassadeur du Soudan en Afrique du Sud

MIDRAND, Afrique du Sud, 17 oct (IPS) - Le Soudan et le Soudan du Sud parviendront finalement à un accord raisonnable de partage du pétrole entre les deux nations puisqu’il y a eu une volonté politique des deux côtés pour trouver une résolution, affirme Dr Ali Yousif Ahmed Alsharif, ambassadeur du Soudan en Afrique du Sud.

Son commentaire vient au moment où le président sud-soudanais, Salva Kiir, a effectué sa première visite d’Etat officielle au Soudan le 8 octobre. Alsharif a déclaré que la visite de Kiir est la preuve qu'il y a maintenant une volonté politique des deux côtés de parvenir à un accord, "et ceci est un développement important".

"Finalement, ils s'accorderont sur un résultat raisonnable. La coopération entre les deux pays est très importante; c'est une question de viabilité des deux pays. Ils doivent être viables pour vivre ensemble. Le sud est enclavé et il a besoin des ports du Soudan", a indiqué Alsharif à IPS.

"Durant la visite, ils ont convenu de ne jamais recourir à la guerre pour résoudre les problèmes et que le dialogue serait la base d'une résolution", a souligné Alsharif.

Alsharif assistait à la cinquième Session ordinaire de la deuxième législature du Parlement panafricain, qui a pris fin le 14 octobre à Midrand, en Afrique du Sud.

IPS a interviewé Alsharif sur les difficultés rencontrées par le Soudan et le Soudan du Sud après la sécession en juillet et sur les tensions dans la région d'Abyei. Abeyi demeure une partie du Soudan et pourrait rejoindre le Soudan du Sud si les groupes ethniques dans la région votent dans un référendum pour le faire.

Alsharif a expliqué que la région d'Abyei, riche en pétrole, est peuplée par la tribu des Dinka Ngok, le plus grand groupe ethnique au Soudan du Sud et les Missiriya, une tribu nomade du nord.

Q: Quels sont les défis auxquels le Soudan et le Soudan du Sud sont-ils confrontés après la sécession?

R: Le "divorce" n’a pas été facile.

Conformément à l'accord de paix global, il a été convenu que la région d'Abyei organise un référendum pour déterminer l'avenir de la zone et si ses habitants veulent rester au Soudan ou s’ils veulent faire partie du Soudan du Sud. Dans ce référendum, cela aurait été à la fois (les Sud-Soudanais) et (les Soudanais) qui seraient en train de voter dans la région.

Le problème a été causé par le refus du sud de permettre à la tribu missiriya de voter. Le sud a dit que seuls les Dinka Ngok pourraient voter. Le nord a indiqué le contraire.

Les tensions existent toujours et le référendum est suspendu. Cela a abouti à l'occupation de la zone par l'armée soudanaise en raison des attaques de l'armée du sud. Désormais, il y a un accord pour que les troupes éthiopiennes, sous un mandat des Nations Unies, remplacent l'armée soudanaise et une administration conjointe sera formée entre le Soudan et le Soudan du Sud, et les négociations se poursuivront.

Q: Qu’en est-il de la question de partage du pétrole entre le Soudan et le Soudan du Sud?

R: (L’accord) de partage du pétrole est suspendu. Environ 75 pour cent du pétrole découvert se trouve dans le sud avec le reste dans le nord. Cependant, toute l'infrastructure pétrolière est basée dans le nord.

Nous discutons actuellement de la répartition de la richesse pétrolière et il n'y a aucun problème avec le partage, 75 contre 25 pour cent. La question se pose avec la tarification, bien que l'offre d'accepter (le partage) de 75 pour cent contre 25 soit un peu injuste pour le nord.

Selon la pratique internationale, vous (divisez les ressources) normalement 50 pour cent contre 50 pendant 10 ou 15 ans après la répartition parce qu’au début (la nation préalablement combinée) contribuait aux coûts d’installation... C'est pourquoi le nord veut faire payer plus pour le transport, pour compenser la perte de recettes.

Q: Certains analystes politiques estiment que la Chine, en raison de ses gros investissements pétroliers au Soudan, est en mesure de jouer un rôle diplomatique plus grand dans la réduction des conflits entre le Soudan du Sud et le Soudan. Qu’en pensez-vous?

R: J'étais l'ambassadeur du Soudan en Chine de 1993 à 1998 et c’était à ce moment que nous avons commencé la coopération avec eux au Soudan. Le gouvernement du Soudan du Sud a bien sûr hérité des accords qui ont été signés par le gouvernement du Soudan à cette époque.

Alors, la Chine est au sud et la Chine est également au nord, et c’est dans l'intérêt de toutes les trois parties de coopérer de manière constructive.

Dans notre expérience, la Chine a été un très bon partenaire en termes de développement et nous pensons qu'elle sera un très bon élément de stabilité et de développement entre le nord et le sud.

La présence de la Chine en Afrique suscite l'envie et des inquiétudes de l'Occident, parce qu'ils voient que la Chine est une économie stable alors que les économies d'Europe et d'Amérique sont en ruines.

Q: Comment réagiriez-vous à l'affirmation selon laquelle le conflit touchant les communautés le long des Etats frontaliers entraînera un génocide?

R: La raison principale pour le conflit dans le Nil Bleu et le Sud-Kordofan est qu'il y a beaucoup d'individus qui ont combattu avec le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), au sud, et son armée (Armée de libération du peuple soudanais - SPLA). Au moment où le Sud signait l'accord de paix, il fallait décider comment ils allaient évoluer, et de la façon dont les régions devaient être dirigées au sein d’un Soudan uni, au nord.

Nous avons commencé à avoir des problèmes, causés par des éléments de la SPLA.

Au Sud-Kordofan, nous avons eu des élections générales en 2009 et le SPLM n’a pas été d’accord avec le recensement, bien qu'il soit déclaré équitable par la communauté internationale.

Sur la base d’un second recensement, ils ont organisé les élections et le candidat du 'National Congress Party' (Parti du congrès national - NCP), affilié au nord, a gagné et le NCP a obtenu plus de sièges que le SPLM. Le SPLM a alors déclaré que les élections ont été truquées et a commencé les combats.

Dans le Nil Bleu, c’était un problème similaire avec la faction du SPLM dans le nord.

Donc, il n'y a pas de génocide, mais il semble que lorsque les forces rebelles attaquent et tuent, cela est toléré, mais quand les forces gouvernementales agissent pour protéger, cela est vu (autrement).

Pendant la visite de Kiir à Khartoum, il a été prié de s'abstenir de soutenir les rebelles qui combattent dans le nord, quelles que soient leurs relations antérieures. Le Soudan du Sud est désormais un Etat souverain et n'a pas le droit de s'ingérer dans les affaires du nord. (FIN/2011)

 

 

 

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