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COMMERCE-AFRIQUE
Les Etats du COMESA ont recommandé la suppression des barrières non-tarifaires
Pilirani Semu-Banda

LILONGWE , 9 oct (IPS) - Malgré la réduction des tarifs commerciaux au sein du Marché commun pour l'Afrique orientale et australe (COMESA), des Etats membres se débattent toujours avec les barrières non-tarifaires qui limitent le flux des exportations et des importations. Ceci est considéré comme un frein à l'amélioration du volume du commerce dans la région.

Pour la toute première fois, une rencontre sous-régionale sur l'importance de l'élimination des barrières non-tarifaires dans le COMESA s'est déroulée il y a environ deux semaines à Blantyre, au Malawi.

Newby Kumwembe, secrétaire permanent du ministère du Commerce du Malawi, a exprimé l'inquiétude selon laquelle la vision du COMESA est en train d'être menacée par les barrières non-tarifaires. Sa vision est de créer une communauté économique régionale totalement intégrée, compétitive sur le plan international et qui prospère économiquement.

''Nous avons assisté à la réduction des tarifs mais les barrières-non tarifaires sont toujours là. Les barrières non-tarifaires comportent des procédures douanières et administratives d'entrée excessives. L'élimination de celles-ci facilitera la libre circulation des biens'', a déclaré Kumwembe.

Il a dit que le Malawi en particulier et le COMESA en général attendent de bénéficier de la suppression des barrières non-tarifaires parce que, avec pareille décision, tous les obstacles aux produits d'exportation disparaîtront.

''Par conséquent, des pays de la région jouiront des économies d'échelle. Actuellement, les pays les moins développés sont les plus exposés aux barrières non-tarifaires'', a-t-il ajouté.

La documentation officielle sur l'importance de l'élimination des barrières non-tarifaires dans le COMESA a été mise à la disposition des participants à la réunion.

Elle montre, par exemple, que l'Ouganda s'est plaint de l'exigence des autorités égyptiennes selon laquelle les certificats d'origine des produits doivent être endossés par l'ambassade égyptienne à Kampala, en Ouganda, avant l'expédition de tout produit ougandais vers l'Egypte.

Ces endossements impliquent le paiement des ''frais de légalisation''. ''L'ambassade d'Egypte à Kampala facture toujours les frais de légalisation pour tous les produits ougandais'', indique le document.

Le Zimbabwe s'est également plaint au COMESA à un certain moment que les autorités malawites ont exigé une inspection de tous ses biens avant leur expédition.

Selon le même document, 56 pour cent de toutes les barrières non-tarifaires enregistrées concernent les procédures douanières et administratives d'entrée, notamment l'évaluation douanière, les règles d'origine; l'inspection avant l'expédition, des barrières techniques au commerce; des mesures sanitaires et phytosanitaires; et des règles d'importation.

Le Kenya, par exemple, se serait plaint des autorités ougandaises qui demandent que des échantillons de lait soient testés par l'autorité du développement laitier de l'Ouganda pendant qu'ils refusent d'accepter le certificat d'analyse en provenance du bureau des normes du Kenya sur tout produit kényan.

Le Malawi s'est également plaint du blé de qualité inférieure que la Zambie voisine exporte au Malawi. ''Le secrétariat du COMESA a commandé des études concernant le secteur de la farine de blé au Malawi, en Zambie et au Kenya et les résultats attendent encore d'être finalisés'', selon la documentation officielle.

D'autres plaintes à travers les différents Etats membres indiquent que les exportateurs sont contraints de payer des droits de sortie deux fois dans le pays d'origine. En outre, des exportateurs passent de longues périodes de temps aux frontières avant que les autorités ne les laissent entrer dans les pays où ils veulent commercialiser leurs biens.

Certains pays membres, selon la documentation, ont fait preuve d'un manque de volonté pour se conformer à l'accord de libre-échange du COMESA, craignant la perte de compétitivité et de recettes.

Dans un discours délivré par Geoffrey Osoro, principal expert en politique commerciale du COMESA, le secrétaire général du COMESA, Erastus Mwencha, a demandé aux pays membres d'aller de l'avant dans une stratégie commune pour éliminer les barrières commerciales.

Osoro a indiqué que la réunion a été convoquée puisqu'il y a une prolifération continue des barrières non-tarifaires au commerce dans la région. Mwencha a exhorté les Etats membres à focaliser leur attention sur une vue plus large, qui est de créer un environnement commercial sans obstacles.

A la fin de la réunion, les Etats membres du COMESA ont convenu d'installer des points nationaux d'information dans chaque pays pour rapporter, surveiller et éliminer les barrières non-tarifaires.

Les Etats membres ont convenu qu'ils avaient la possibilité de baisser le niveau des barrières non-tarifaires si leurs efforts étaient coordonnés.

Le 'East African Business Council' (Conseil commercial de l'Afrique de l'est) représenté par Ogwal Mosses, un économiste commercial, a promis son soutien à l'effort du COMESA d'éliminer les barrières commerciales.

Pendant ce temps, le COMESA envisage de lancer l'année prochaine une union douanière qui doit largement ouvrir les opportunités de commerce et d'investissement dans la région. Le ministre malawite du Commerce a déclaré à la réunion que la création d'une union douanière aiderait à régler le problème des barrières non-tarifaires.

La création d'une union douanière tarde à se réaliser puisque l'article 45 du traité du COMESA demande aux Etats membres de créer une union douanière sur une période transitoire de dix ans à partir de la ratification du traité qui remonte à 1994. (FIN/2007)

 

 

 

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