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Q&R
''Le FIDA a fait de la dégradation des terres... son cheval de bataille''
Interview avec Farhana Haque-Rahman

COTONOU , 12 juin (IPS) - Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la désertification prévue pour bientôt (17 juin), des efforts sont en train d'être consentis pour mettre en relief les menaces que constitue la dégradation des terres dans la majeure partie de l'Afrique -- de même que des initiatives pour se protéger contre la désertification.

Le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) est au premier plan dans la lutte contre la désertification : cette agence des Nations Unies s'est engagée dans des projets similaires à travers l'Afrique, et dans d'autres parties du monde. La désertification menace les moyens de subsistance de plus de 1,2 milliard de personnes dans 110 pays à l'échelle mondiale.

Farhana Haque-Rahman, chargé des relations avec les médias, en a dit davantage à Michée Boko de IPS sur la préoccupation du FIDA au sujet des problèmes liés à la dégradation des terres.

IPS: Pourquoi le FIDA s'est-il engagé dans la lutte contre la désertification? Farhana Haque-Rahman (FH): Le FIDA travaille dans des zones rurales pour permettre aux pauvres de lutter contre la pauvreté. Le FIDA a fait de la dégradation des terres et de ses causes son cheval de bataille, reconnaissant le lien entre la pauvreté des zones rurales et l'environnement. La dégradation des terres conduit à une plus grande compétition pour l'obtention des ressources de plus en plus rares, dont dépendent les communautés rurales pour leurs moyens de subsistance et de survie.

IPS: Et, quelles ont été vos expériences à ce jour? FH: A travers les activités de notre projet, nous avons constaté que quand les communautés adoptent des stratégies pour augmenter la productivité du sol et assurer l'accès équitable des hommes et des femmes aux services agricoles offerts, à la technologie et aux finances rurales, les bénéfices ont plus de chance d'être consistants et de devenir un bien public.

Les zones arides et semi-arides sont souvent isolées et très pauvres. Les habitants de ces régions ont peu d'accès à la technologie et à l'information ou aux marchés et aux infrastructures de base. Ils ne peuvent souvent pas s'empêcher de mettre en danger la ressource naturelle de base dont ils dépendent, et ils ne peuvent pas se permettre le luxe de choisir d'autres sources de revenu et d'autres denrées alimentaires.

IPS: Sur quels projets contre la désertification le FIDA s'est-il actuellement engagé?

FH: Environ 70 pour cent des projets du FIDA pour la réduction de la pauvreté en zones rurales sont installés dans des milieux écologiquement fragiles et à faible rendement. Les opérations du FIDA dans ces zones contribuent à la promotion des approches innovatrices pour aider les agriculteurs pauvres à sortir du cycle de pauvreté qui les oblige à dégrader les ressources de leurs terres dans le but de satisfaire leurs besoins urgents de subsistance. Les opérations portent sur la réduction de la pauvreté et sur comment elle est liée à la dégradation des terres.

En plus des projets et programmes, le FIDA abrite le Mécanisme mondial qui mobilise des fonds et des ressources pour mettre en œuvre la Convention des Nations Unies de 1994 pour combattre la désertification (UNCCD). Le FIDA est également une agence d'exécution du Fonds pour l'environnement mondial, qui accorde des subventions aux pays en développement afin de promouvoir des programmes sur l'environnement et des moyens de subsistance durables dans les communautés locales. De plus, le FIDA abrite la Coalition internationale de la terre, destinée à améliorer l'accès des pauvres en zones rurales aux terres et aux ressources naturelles.

IPS: Pouvez-vous nous dire approximativement combien le FIDA investit actuellement dans la lutte contre la désertification en Afrique?

FH: Entre 1999 et 2005, le FIDA a engagé un total d'environ deux milliards de dollars dans des prêts et subventions aux programmes et projets appropriés, dont 46,8 ont principalement visé les objectifs de l'UNCCD.

IPS: Quelles initiatives ont-elles connu de succès en Afrique -- et pourquoi?

FH: Un projet particulièrement réussi en Afrique a été le Projet de sept ans pour le développement rural du nord Kordofan au Soudan. L'agriculture irriguée se limite aux provinces de Um Ruwaba et Bara dans l'ouest du Soudan, qui ont été frappées par une série de saisons sèches dans les années 1980 et début 1990. L'afflux massif des personnes déplacées en provenance du sud a mis plus de pression sur les ressources déjà fragiles, et les moyens de subsistance en ont souffert considérablement.

Nous sommes encouragés par le projet parce que même s'il a connu des difficultés du fait des inconsistances du processus de décentralisation, les agriculteurs ont enregistré des bénéfices dans la productivité. Le FIDA a financé le projet avec un prêt de 10,5 millions de dollars.

IPS: Et que réserve l'avenir?

FH: Le FIDA a actuellement des projets pour affronter la désertification au Niger, en Erythrée, en Haïti, en Syrie et à Djibouti. Au Niger, nous sommes en train d'élaborer l'Initiative pour le développement et la réhabilitation rurale et agricole; en Erythrée, le Programme de post-crise pour le développement et la réhabilitation du bétail; en Haïti, le Projet de développement de l'irrigation à petite échelle; en Syrie, le Projet de développement rural de la région nord-est; et à Djibouti, le Programme de mobilisation des eaux de surface pour le développement agropastoral. (FIN/2007)

 

 

 

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