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AFRIQUE DE L’EST
S'attaquer à la fracture numérique dans une perspective régionale
Joyce Mulama

NAIROBI, 24 avr (IPS) - La fracture numérique entre les régions urbaines et rurales en Afrique de l'est -- et entre les riches et les pauvres --continue de s’élargir, soulignant le besoin d'initiatives qui permettront à tous de bénéficier des technologies de l'information et de la communication (TIC).

''En même temps que nous nous attaquons aux défis provoqués par la révolution des TIC, restons sensibles aux implications des disparités multiples entre les riches et les pauvres (et) entre les populations rurales et urbaines'', a noté plus tôt, ce mois, John Waweru, directeur général de 'Communications Commission of Kenya' (Commission des communications du Kenya).

Waweru a fait cette déclaration au cours d’une réunion organisée sous les auspices de la 'East African Regulators, Postal and Telecommunications' (Organisations de régulation des postes et télécommunications d'Afrique de l'est), à Nairobi, la capitale kényane. La rencontre était une première étape vers l'harmonisation des politiques des TIC dans la région pour assurer une augmentation de l'utilisation des nouvelles technologies.

Juste un cinquième de la population kényane -- sept millions sur 34 millions -- a accès aux lignes de téléphones fixes et mobiles; la plupart de ces utilisateurs sont dans des villes et cités, selon Waweru.

La situation est analogue à celle de la Tanzanie voisine, où environ sept millions sur les 35 millions d'habitants du pays possèdent de lignes de téléphones fixes ou mobiles -- une fois encore, pour la plupart dans des zones urbaines, a souligné John Nkoma, directeur général de l'Autorité de régulation des communications de la Tanzanie. (D'une façon plus positive, Nkoma a dit, dans un entretien avec IPS, qu'il y environ trois ans, le nombre d'utilisateurs était estimé à juste deux millions).

De la même façon, des études de la Banque mondiale ont indiqué que plus de 50 pour cent des services des TIC en Afrique sont concentrés dans des zones urbaines, bien que celles-ci abritent moins de 30 pour cent de la population du continent.

L'Ouganda attire l'attention sur comment les choses peuvent être faites différemment.

Un fonds des TIC, créé il y a quatre ans dans ce pays, a aidé à installer des cybercafés et des centres de téléphonie, des installations postales et de distribution de courriers dans des zones rurales. Le 'Rural Communications Development Fund' (Fonds de développement des télécommunications rurales) accorde des subventions aux compagnies pour créer des centres de TIC même dans les parties les plus reculées en vue d'assurer un large accès aux technologies de l'information.

''Nous espérons que chaque école primaire aura accès à l'Internet d'ici à 2010. Nous mettons actuellement en place un service de téléphonie payant dans chaque école communale'', a déclaré à IPS, Patrick Masambu, directeur exécutif de la Commission des communications de l'Ouganda.

Le fonds est toujours cité comme un exemple de meilleure pratique pour avoir permis aux communautés pauvres et rurales en Afrique d'utiliser les TIC. Un projet similaire est actuellement à l'étude pour le Kenya.

Même si ces initiatives sont les bienvenues, elles ne constituent pas le seul moyen d'attirer les investisseurs dans les zones rurales. Selon le Centre de recherche sur le développement international, une organisation gouvernementale canadienne, la libéralisation du marché a également un rôle à jouer. Par ailleurs, l'infrastructure doit être amenée au même niveau.

''Nous devons rénover notre infrastructure; l'électrification rurale est capitale'', a dit à IPS, Chali Tumelo, un haut conseiller à l'Union internationale des télécommunications. Au Kenya, 85 pour cent de la population n'a pas accès à l'électricité, selon des statistiques gouvernementales.

Toutefois, obtenir que tous les éléments soient en place -- services des TIC communautaires, l'électricité pour les faire marcher -- pourrait ne pas être suffisant.

''Si les gens doivent atteindre les zones rurales et éloignées, ils doivent avoir en esprit le fait que la plupart de ces personnes pourraient ne pas comprendre les instructions des TIC, qui sont pour la plupart en anglais. Il est nécessaire que cette information soit préparée dans des langues locales ou dans une langue régionale qui peut être facilement comprise'', a souligné Tumelo. (FIN/2007)

 

 

 

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